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Pionniers de la liberté

D’origine depuis 1982.

L’objectif

Das Ziel

Quel est l’objectif d’une randonnée ? La réponse semble simple : le chemin est le but !
Depuis le romantisme, on randonne par plaisir et par envie, et non parce qu’on y est obligé.
Mais on peut bien sûr avoir de nombreux objectifs en randonnée.
Objectifs ou motivations générales, au sens propre du terme :
Je veux bouger au grand air. Je souhaite profiter de la convivialité de mes compagnons de randonnée.
Je veux admirer des paysages impressionnants (rochers, montagnes, panoramas).
Le chien doit sortir. Je veux inscrire mon nom dans le livre d’or du sommet.
Je veux boire une bière bien méritée. Cette liste peut être prolongée à volonté.

Le but

Mais il existe bien sûr aussi des objectifs très concrets en randonnée. Il faut alors distinguer
un itinéraire en boucle d’une randonnée linéaire. En principe, un itinéraire en boucle
(d’ailleurs la forme de randonnée de loin la plus populaire, comme l’ont découvert les chercheurs spécialisés)
est l’incarnation de la devise « Le chemin est le but ». Car je marche, je randonne, je pique-nique et, à la fin de la journée
(ou de la demi-journée), je suis de nouveau arrivé à mon point de départ.

Le but

À strictement parler, je n’aurais donc même pas eu besoin de partir. Mais bien sûr, même pour
un itinéraire en boucle, j’ai un objectif concret : mon point de départ. Je ne peux pas simplement m’arrêter
à mi-chemin. Je dois absolument retourner là où je suis parti.
À mon arrêt de bus, à ma gare, à ma voiture. Et il faut alors espérer
que, pendant le temps que j’ai consacré à mon parcours en boucle, la voiture n’a pas eu de rendez-vous
avec un tronc d’arbre. Cela m’est arrivé il y a quelques années sur les bords du Rhin.

Le but

Lors d’une randonnée linéaire, le but est défini un peu différemment. On le voit le plus clairement
sur le célèbre chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Car là, le but est le but, et non le chemin.
On souhaite atteindre son but de pèlerinage – Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le chemin pour y parvenir importe assez peu au pèlerin ; beaucoup de pèlerins détestent même marcher, comme Hape Kerkeling.
Si je parcours une étape du sentier de randonnée (par exemple) DonAUwald,
j’ai également un objectif très concret en tête : la destination de mon étape.
Ou, si je parcours l’itinéraire complet, le point d’arrivée de mon chemin de randonnée.
Cela signifie qu’en randonnée, il existe toujours, en plus du chemin, un objectif très concret,
soit mon point de départ, soit la destination de l’étape lors d’une randonnée linéaire.
La randonnée est donc très orientée vers un objectif.

Le but

Une forme de randonnée très particulière est la randonnée aller-retour.
Le journaliste Dirk Schümer m’a fait découvrir cette façon de randonner.
Nous partons d’un parking de randonnée de la Forêt-Noire, près de Baden-Baden.
Puis nous montons sans cesse – l’objectif numéro un est la tour panoramique de la Badener Höhe.
Lorsque nous atteignons la tour panoramique, nous prenons un selfie pour prouver que nous y sommes bien allés.

Le but

Nous reprenons ensuite le même chemin en sens inverse. Dirk dit que cela lui permet d’exclure
le risque de se perdre. J’étais d’abord sceptique quant au plaisir que pouvait procurer une telle randonnée. Mais je dois dire :
si, c’est vraiment agréable. Car les randonneurs savent depuis longtemps qu’un chemin,
lorsqu’on le parcourt dans l’autre sens, révèle des impressions et des panoramas complètement différents.
On marche sur le même chemin, mais aussi sur un autre. Et lorsque nous sommes de nouveau arrivés au
parking de randonnée de la Forêt-Noire, nous avions atteint trois objectifs :
premièrement, notre objectif intermédiaire, le point de demi-tour de la randonnée.
Deuxièmement, notre objectif final, le point de départ. Et troisièmement, le plaisir de randonner entre les deux
– car le chemin était bien sûr lui aussi le but.

Le but

Et n’oubliez jamais : #esgehtBÄRGAUF